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Lire de la science, c’est l’fun

26.04.21

La science, c’est comme le hockey ou la guitare : ça prend beaucoup d’heures de pratique (et de nombreux exercices), c’est beaucoup de travail, c’est souvent difficile et parfois un peu décourageant. Mais qu’est-ce que c’est le fun quand on devient bon avec son équipe sur la glace, ou avec son band sur une scène, ou avec ses camarades dans un cours d’écologie !
Ou tout simplement, quand on est tout seul ou toute seule, le nez dans un livre, à découvrir les beautés de la nature et à commencer de comprendre les mystères du monde.
Car les premiers pas en science, quand on est tout jeune, c’est sous le signe de l’émerveillement qu’on les fait. La Lune et ses quartiers, le Soleil et les étoiles, les oiseaux qui voyagent dans le ciel, les feuilles qui poussent dans les arbres au printemps et qui rougissent à l’automne, la singulière géométrie des flocons de neige, la montaison des saumons de la mer vers les rivières, le rythme des saisons, la forme des nuages, les animaux sauvages… tout est d’abord émerveillement pour les jeunes. Bien sûr, tout cela, ils peuvent le voir à la télé, dans les mille et un documentaires qui racontent les mille et une beautés de la nature. Ils peuvent aussi l’attraper en une seconde sur Internet d’un clic sur le clavier d’un ordinateur ou d’un effleurement sur l’écran d’une tablette.

Mais les jeunes peuvent aussi le trouver dans les livres – des livres qui sont plus beaux que jamais. L’exemple le plus récent, pour moi, c’est le merveilleux Fauna, paru chez MultiMondes peu avant Noël dernier : plus de 330 pages grand format, illustrées de photos à couper le souffle et d’une irréprochable qualité d’impression. Un livre, aussi, dont j’adore la présentation qu’en fait l’éditeur : « Comment expliquer l’innombrable variété des formes de vie animale ? Pourquoi les oiseaux ont-ils des ailes ? Comment les antennes des abeilles ont-elles pu se développer ? Quel est le rôle des couleurs éclatantes de certaines grenouilles ? Pourquoi les loups, comme bien des mammifères, ont-ils un pelage ? » Vraiment, ce livre est une excellente façon d’intéresser les jeunes aux sciences naturelles. Et pour le dire en un mot, c’est un bijou. Comme l’est son jumeau consacré, lui, au monde végétal, Flora.

Il y a les livres, pour « lire de la science ». Mais il y a aussi les magazines. Je pense bien sûr aux incontournables des éditions Bayard, notamment Les Explorateurs pour les 6-10 ans, Les Débrouillards pour les 9-14 ans et Curium pour les 14-17 ans. Là encore, c’est la curiosité, l’étonnement et la découverte qu’on propose aux jeunes, avec toujours, il faut le souligner, un grand souci d’exactitude scientifique.

Je feuillette le catalogue des éditions MultiMondes et j’y trouve d’autres titres pour piquer la curiosité des jeunes. L’astronomie et l’aventure spatiale les allument ? Les livres de Jean-Pierre Urbain – L’astronomie facile et amusante, Objectif Mars ou Il y a de la vie sur les exoplanètes – les transporteront vers les planètes et les étoiles. Leurs yeux s’écarquillent devant les splendeurs de la nature ? Ils seront conquis par La vie secrète des arbres, par Arbres en lumière ou par l’intelligence animale que raconte le livre Dans la tête des animaux. Les étrangetés de la nature les captivent ? Ils apprendront, dans La vie secrète des animaux, qu’un hérisson « fait des cauchemars » pendant son hibernation, ou que « des coqs mentent à leurs poules », ou encore que « des chevreuils sont accablés de tristesse quand un proche meurt ».

Après (ou quelquefois avec) l’émerveillement peuvent venir des questionnements, des inquiétudes – et ça aussi, c’est de la science pour nourrir les cerveaux des jeunes quand ils deviennent un peu plus grands. Des mots comme environnement, pollution, biodiversité, écosystème ou changements climatiques leur deviennent familiers. Encore une fois, le catalogue de MultiMondes regorge de titres pour répondre à leurs préoccupations – entre autres Le dernier caribou et La crise des abeilles, ou bien Terra insecta et Écoanxiété. Ce sont des livres plutôt longs, c’est vrai, mais des 150, 200 ou 250 pages, les jeunes les avalent facilement quand le sujet les passionne.

En fait, « lire de la science », c’est une façon toujours très stimulante d’être de son monde et de son temps. Pour les jeunes – en ces temps troubles de fausses nouvelles et de sornettes déversées à qui mieux mieux dans les réseaux dits « sociaux » – c’est une bonne façon de se construire une tête bien faite, et non seulement une tête bien pleine.

Et puis, et peut-être surtout, « lire de la science », c’est s’offrir jour après jour la joie de connaître, pour reprendre le beau titre d’une série de la télévision de Radio-Canada qu’animait, dans les années 1950, le pionnier de la vulgarisation scientifique que fut Fernand Seguin.

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