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Faire des semis dans la maison pour de belles récoltes au potager

19.02.21

S’il est une excellente façon de calmer ses ardeurs de jardinier en hiver, c’est bien de faire ses semis à l’intérieur alors que le sol est encore recouvert de neige dehors. Et c’est sans compter le fait que c’est une entreprise « éconologique » : économique et écologique. Pour des semis réussis, suivez le guide.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, faire des semis de légumes et de fines herbes à l’intérieur est une aventure relativement simple et peu onéreuse. En fait, pour une première expérience, le matériel de semis peut se limiter à quelques semences, des contenants provenant du bac de recyclage et du terreau. Si vous profitez en plus d’une grande fenêtre orientée au sud ou à l’ouest, vous pourrez tirer parti de la présence du soleil avant de songer à investir dans l’éclairage artificiel.

Dans un premier temps, optez pour des semences de légumes et de fines herbes qui sont relativement faciles à démarrer. Heureusement, la très populaire tomate et le basilic qui l’accompagne si bien tant au jardin que dans l’assiette sont dans cette catégorie. Essayez également le poivron, le piment, la laitue et le concombre. Et bien sûr, quand vous aurez acquis davantage d’expérience, plusieurs autres plantes potagères pourront s’ajouter.

La seconde étape consiste à jeter un œil dans votre bac de recyclage (ou dans celui du voisin). Vous y trouverez sans doute des contenants qui feront très bien l’affaire tels que des barquettes de champignons, des contenants de yogourt, de lait, etc. Avec un peu de chance, vous trouverez de grands contenants en plastique transparent munis d’un couvercle (ceux dans lesquels on vend des épinards). Ces derniers pourront faire office de mini-serre. Finalement, vous devrez vous procurer un terreau à semis constitué d’ingrédients naturels.

Même si vous avez hâte de passer à l’action, mieux vaut démarrer les semis au bon moment. De fait, lorsqu’ils sont semés trop tôt, les jeunes plants s’étiolent (ils sont frêles et pâles) avant qu’il ne soit possible de les transplanter à l’extérieur. Semés trop tard, les plants risquent de ne pas produire avant la fin de la saison de croissance. Il existe une période idéale pour chacune des plantes. Cette période est en lien avec la date du dernier risque de gel qui est lui-même spécifique à la région que vous habitez. Si vous ne connaissez pas cette date, informez-vous auprès d’un jardinier de votre entourage. Pour les tomates par exemple, le semis devrait être fait huit à dix semaines avant le dernier gel.

Quand le bon moment est arrivé, rassemblez le matériel et percez les contenants qui serviront au semis. Déposez le terreau dans un seau, ajoutez-y de l’eau et mélangez bien. Remplissez-en les contenants à semis jusqu’au bord, puis appuyez légèrement de façon à laisser un centimètre entre le terreau et le bord du contenant. À l’aide d’un crayon, faites des trous peu profonds (deux ou trois fois la dimension des semences) tous les 2,5 cm. Déposez une semence dans chacun des trous (ou deux semences si vous doutez de leur viabilité). Recouvrez les semences de terreau. Arrosez à l’aide d’un arrosoir à jet fin. Déposez les contenants dans une mini-serre et placez le tout dans un endroit chaud. À ce stade, la lumière n’est pas nécessaire.

Surveillez quotidiennement votre système. Arrosez au besoin. Aussitôt que vous verrez des pousses, placez la mini-serre à la lumière. Conservez le couvercle de celle-ci jusqu’à ce que les jeunes plants y touchent. Si deux graines ont été semées dans le même trou et que deux plants ont germé, coupez un des deux à la base (c’est ce que l’on appelle l’éclaircissage). Viendra ensuite le moment du repiquage, c’est-à-dire du transfert de chacun des petits plants dans des contenants individuels. On fait habituellement le repiquage à partir du moment où les plants ont au moins deux vraies feuilles (les premières sont des cotylédons), mais avant que les plants ne se touchent. Des contenants horticoles dans lesquels vous avez acheté des plants l’an dernier feront l’affaire. Ajoutez un peu de compost à votre terreau à semis, humidifiez-le et placez-le dans les contenants en les remplissant à moitié. Humidifiez également les jeunes plants. Transférez-les un à un en utilisant une petite cuillère pour soutenir la motte de racines. Assurez-vous que les cotylédons arrivent au niveau du bord du pot. Ajoutez du terreau.

Enfin, continuez à dorloter vos jeunes protégés jusqu’à leur transplantation au jardin.
Une semaine avant, sortez-les le jour et placez-les dans un endroit ombragé et à l’abri des grands vents. Deux jours avant la transplantation, laissez-les près de l’endroit où ils éliront domicile. Voilà, lorsque vous récolterez votre première tomate, vous aurez raison de contempler le fruit de votre travail avec fierté.

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