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L'amour, la haine et le cerveau

Au temps des médias sociaux, du changement climatique, de la COVID-19 et du terrorisme

Que se passe-t-il donc dans la tête d’un Homo sapiens lorsqu’une passion amoureuse l’entraîne dans la déraison et les extravagances? Ou bien lorsqu’une animosité en lui se transforme en sentiment de haine ?

Les neurosciences nous éclairent maintenant très bien sur ces deux pulsions – amour, haine – qui sont, l’une et l’autre, des rouages essentiels à notre survie. Elles constituent des processus neuronaux ancestraux encore sollicités et restés très actifs.
Les réseaux sociaux offrent d’ailleurs un terreau fertile pour l’expression des émotions positives ou négatives suscitées par les événements qui font l’actualité, tels que les manifestations en faveur de la protection de la planète, les attentats terroristes et la pandémie de covid-19.

Comment, s’il le faut, contrecarrer ces mécanismes cérébraux pourtant naturels? En cherchant à mieux les comprendre et en misant sur l’empathie

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Extrait

L’humilité. C’est le premier mot qui m’est venu à l’esprit lorsque j’ai commencé à écrire ce livre. Car le voyage que vous allez entreprendre avec moi vous fera découvrir l’incroyable complexité du cerveau humain et sa fragilité. L’activité des centaines de milliards de neurones qu’il abrite détermine ce que nous sommes, c’est-à-dire des êtres complexes et, il faut l’admettre, imparfaits. Ce livre puise son matériel dans les neurosciences, la psychanalyse, l’anthropologie, la philosophie et l’histoire. Ici, c’est le journaliste scientifique qui s’exprime et, bien humblement, l’homme de soixante ans qui partage ses réflexions, son vécu et son expérience sur un sujet qui est au coeur de ce que nous sommes.

À chaque instant, sur notre planète, près de huit milliards de cerveaux font fonctionner des circuits bien précis à travers des structures qui manifestent les états fondamentaux du comportement humain. Parmi toutes les émotions et les passions que nous pouvons vivre, celles de l’amour et de la haine sont centrales. Les origines et les raisons expliquant que nous ressentons tous ces états trouvent leurs fondements dans le long processus de l’évolution de la vie. Mais ce constat me porte à affirmer que le déterminisme biologique entourant les découvertes sur le fonctionnement du cerveau ne doit pas traduire un fatalisme empêchant le libre arbitre dans la force vive que nous possédons pour gérer les effets positifs et négatifs de l’amour et de la haine, comme d’ailleurs l’ensemble de nos émotions humaines.

En audio

Extrait du livre audio lu par Michel Rochon