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Le début du 20e siècle nous avait annoncé la disparition imminente de ce que Karl Marx avait appelé «l’opium du peuple» et Sigmond Freud «la névrose de l’humanité». La fin du siècle nous a plutôt montré qu’après un déclin relatif, la religion a repris de la vigueur. Comment expliquer cette persistance du religieux? Comment expliquer l’universalité de ce que nous appelons «religion» et qui s’observe à toutes les époques, dans toutes les régions du monde, dans toutes les cultures et dans toutes les sociétés humaines, du Paléolithique jusqu’à l’ère spatiale? Comment expliquer ce besoin apparemment irrépressible qu’a le primate humain de créer du surnaturel?

Ce livre propose de nouvelles réponses à ces questions éternelles en recourant à la théorie de l’évolution. En se référant aux avantages adaptatifs liés à l’appartenance religieuse, à la morale sociale, au comportement ritualiste et à la croyance au surnaturel, l’interprétation développée dans cet essai conduit à considérer le religieux comme un phénomène dérivé des mécanismes cognitifs nécessaires à la vie sociale.

De la neurothéologie à la «religion du chimpanzé» en passant par les différences entre hommes et femmes, l’auteur explique en termes clairs et vulgarisés les fondements biologiques du sentiment d’appartenance, du geste rituel, de l’altruisme et de notre «irrépressible» anthropomorphisme.

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