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Malgré sa relative jeunesse, la recherche au Québec et au Canada a déjà une histoire, celle créée par une génération. Il est donc normal qu’elle soit remise en question. Mais parce que la recherche est le dernier maillon de la chaîne dans l’échelle des priorités, le milieu sera toujours précaire et soumis aux aléas politiques et aux humeurs des patrons qui ont à la gérer.

L’université résistera au temps. Mais pour la recherche en général, les bases sont plus fragiles. Une question trotte sans cesse dans la tête de ceux qui la subventionnent. Quelle est la pertinence de consacrer un pourcentage du PIB ou un pourcentage X de son chiffre d’affaires à des activités qui, en apparence, ne donnent pas de résultats pratiques?

Au Québec et au Canada, le financement de la formation supérieure se compare très bien aux autres pays développés, mais la recherche hors université souffre d’un manque de considération incomparable dans les pays avancés. Sans détour, on peut affirmer que le Canada est un cancre chronique. Bien que le Québec fasse meilleure figure que le Canada en moyenne, les mêmes problèmes de fond subsistent.

Plusieurs mesures devraient être prises pour corriger la situation, mais rien n’indique une prise de conscience significative de la part des gouvernements actuels ou des industries en place.

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