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L’univers lointain tout comme la nature qui nous entoure et nous habite sont peuplés d’énigmes enveloppées de mystère. Dès l’enfance nous sommes d’habiles inventeurs et d’avides consommateurs d’histoires qui tentent de dissiper le mystère qui domine partout. La science nous enseigne que ces mythes et légendes, nourris de magie, de miracle et de surnaturel, ne sont que des mirages. En échange de ce paradis perdu de l’enfance, la science nous offre un nouvel enchantement baigné par la lumière de la vérité.

Sur ce dur chemin de la vérité, nous marchons en excellente compagnie inspirés par les Galilée, Newton, Darwin, Einstein. La science n’a rien des certitudes des dogmes. Son arme principale est le doute, une assurance vérité. Ses ennemis ne sont pas la foi et la religion, mais notre ignorance, notre désir de croire et les réticences de la nature à se dénuder pour livrer ses secrets. La science elle-même n’est pas responsable des effets pervers de certaines technologies qu’elle a enfantées. Pour mieux s’en servir, il faut tracer clairement la démarcation entre la science et les autres modes de pensée.

Le scientifique de métier connaît l’émerveillement de l’enfance parce qu’il plonge les mains dans le coffre aux trésors des mystères du monde. Cependant, la pensée scientifique est à la portée de tous, y compris des enfants de 10 ans. La crédulité est un trésor de la nature animale de l’enfance. L’esprit critique sur lequel s’appuie la science n’a rien d’animal. C’est une qualité rare. La science contribue grandement à faire des humains de l’animal que nous sommes. Elle n’est pas suffisante pour assurer le bonheur et la survie de l’humanité, elle est seulement indispensable.

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Normes mathématiques, mesures, etc. Essais littéraires